Se lancer en tant qu’artisan couvreur-zingueur

Poste clef dans le bâtiment, le couvreur zingueur est le spécialiste de la construction et de la réfection des toits. Zoom sur ce métier et les bonnes manières de l’exercer à son compte.

En quoi consiste le métier de couvreur-zingueur ?

Le couvreur-zingueur réalise, répare et entretient les toits. A partir d’un plan, il prépare un support en bois sur lequel il placera très précisément des matériaux divers comme de l’ardoise, des tuiles, du verre, du plastique, de la lauze, du chaume, etc. Il utilise également des métaux comme le zinc, la tôle, l’aluminium, le cuivre ou encore le plomb.

Doté de bonnes connaissances en géométrie, métrage et dessin afin de comprendre le plan de départ, le couvreur-zingueur assure également la pose de chéneaux, de gouttières, de lucarnes, mais aussi le raccord de souche de cheminée, la réalisation de la ligne de vie d’une toiture, l’isolation thermique du toit, etc.

Toujours dehors et en hauteur, le couvreur-zingueur doit ignorer le vertige et être résistant, agile, toujours prompt à respecter les règles de sécurité. Les compétences requises sont ainsi nombreuses : maîtrise parfaite des différents matériaux et procédés de couverture, habilité, prudence, endurance, sens de l’équilibre, esprit d’équipe et sens des responsabilités sont de rigueur.

Comment devenir couvreur-zingueur ?

Pour exercer le métier de couvreur-zingueur, plusieurs options sont possibles. La formation requise est de minium deux ans et peut aller jusqu’à cinq ans selon le parcours choisi. Le diplôme indispensable est bien sûr le CAP Couvreur ou le CAP Etancheur du bâtiment et des travaux publics, qui se prépare en deux ans.

Ensuite, le CAP peut être complété par une MC Zinguerie ou, après deux ans d’expérience professionnelle minimum, par le BP Couvreur ou le BP Etanchéité du bâtiment et des travaux publics. Après trois ans d’expérience professionnelle minimum, il est possible de compléter son CAP par un Bac Pro Interventions sur le patrimoine bâti option couverture. Enfin, après ce bac professionnel, il est possible de suivre un BTS Enveloppe des bâtiments : conception et réalisation.

Une fois les qualifications requises obtenues, le couvreur-zingueur a alors le choix de travailler dans une entreprise de bâtiment ou de s’installer à son compte comme artisan. Il peut également en profiter pour se spécialiser dans un matériau et/ou combiner son activité à une autre complémentaire comme la pose de panneaux solaires. Si le BTP est un secteur en crise, il reste l’un des premiers employeurs de France et les débouchés sont assurés pour le couvreur qualifié.

Les équipements indispensables du couvreur-zingueur

Pour devenir couvreur-zingueur à son compte, il est important de posséder le bon équipement. Si les échafaudages et l’échelle de couvreur sont des indispensables qui sautent aux yeux, il ne faut pas négliger les EPI (équipement de protection individuel), garant de votre sécurité sur votre nouveau lieu de travail. En plus de tous les outils nécessaires à la réalisation de la toiture, il faut donc posséder les EPI suivants :

  • Antichutes sur corde ;
  • Casques ;
  • Lampes frontales ;
  • Descendeurs ;
  • Bloqueurs ;
  • Enrouleurs antichute ;
  • Harnais de sécurité antichute ;
  • Harnais d’élagage ;
  • Longes de maintien et de retenue ;
  • Accessoires (mousquetons, poulies, cordages, etc.).

Enfin, au-delà des équipements, il ne faudra pas oublier de vous inscrire administrativement pour bien avoir tous vos papiers en règle. Votre demande d’immatriculation doit être effectuée auprès du Centre de Formalité des Entreprise de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de votre région, dans un délai d’un mois avant le début de l’activité.

Pour plus de renseignement sur la déclaration d’activité d’un artisan, rendez-vous sur : https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F23887